6 Cultiver enthousiasme et optimisme
On peut rire en travaillant, on peut écouter (mieux) un professeur qui a de l'humour, on peut éprouver du plaisir en même temps que l'on fait un effort, on peut être félicité, on peut imaginer mettre le professeur à la place de l'élève, on peut effacer ses angoisses en se disant qu'étudier, bien ou mal, n'est pas aussi dangereux que faire la guerre. On peut être heureux à l'école, s'émerveiller d'apprendre un geste , un concept, de découvrir un auteur, de débattre et de partager des idées, tout cela au lieu de bien d'autres choses moins agréables et moins libres. Cultiver la gaieté pendant ce temps des études est possible et nécessaire. La CCIP s’y engage pour l'épanouissement et pour la fécondité des idées.
Rien de grand ne s’est accompli sans passion, c’est-à-dire élan, enthousiasme et foi positive dans l’idée qui prendra forme. Toute école a pour mission première de préserver et d’accroître les forces entreprenantes de l’élève et du maître. La CCIP est résolue à mettre en avant ce qui nous porte à décoller, l’enthousiasme et l’optimisme, qui commandent aussi la curiosité, la communication avec les autres, la capacité d’entreprendre et celle de réussir. Pour jeter toutes ses forces dans une bataille, il faut cette vision volontariste du réel. Et plus le présent est difficile, plus devient nécessaire ce regard optimiste sur le futur et l'action possible.
Celui qui invente, ose la nouveauté et entreprend se voit comme un artisan d'un avenir qu'il construit selon son idée et non comme une victime de l'avancée du monde.
Faut-il insister sur les effets de telles ambitions dans l’entreprise ? Vivre ensemble, dans l’enthousiasme d’entreprendre et l’optimisme, entre personnes ouvertes à leurs talents, quoi de plus propice à la réussite ? Un cercle vertueux doit se configurer dès l’école : celui du désir de créer et d’en parler dans la joie de développer une potentialité de soi même.